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"Le titre Les Frigos ont horreur du vide, vous accroche immanquablement. Les premières pages, gentiment foldingues, légères
comme un rayon de soleil sur le Père-Lachaise, vous retiennent définitivement. Avant de vous entraîner
à l'instar de l'héroïne, Alice (forcément Alice), dans une histoire minutieusement extravagante.
Tout commence donc au cimetière du Père-Lachaise par un après-midi ensoleillé. alice
s'est installée au calme sur un banc quand un groupe de gosse vient inopinément lui marcher sur les
baskets. La meute hurlante se dispute un mystérieux objet qu'Alice finit par confisquer. Mal lui en prend,
car il s'agit d'un doigt humain. L'histoire brusquement s'accélère. Les péripéties,
à faire pâlir Rocambole de jalousie, s'enchaîne sur le mode marabout-bout de ficelle. Le lecteur
n'y croit pas une seconde, ne comprends pas tout, mais s'amuse autant que l'auteur à cette histoire qui,
on l'a compris, tient plus de la carabistouille que de la tragédie.
Jacques Abescat
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